Le financement de la rénovation en copropriété confronté à la réalité…

Financer les travaux, pas seulement l’audit...

Certains programmes comme l’OPATB (Eco-Rénovons Paris) permettent de bénéficier d’aides dans le cadre d’un Audit Technique Global, mais pas dans le cadre des travaux. S’il est souhaitable de mener à bien un audit, celui-ci a peu de sens s’il n’est suivi d’aucune action des copropriétaires...

La complexité des aides

Il existe diverses aides financières pour les travaux de rénovation énergétique en France : Crédit d’impôt transition énergétique (CITE), l’Eco-prêt à taux zéro (PTZ), Certificats d’économie d’énergie (CEE), programme Habiter Mieux de l’ANAH.

Certaines aides sont éligibles pour la copropriété, d’autres pour les copropriétaires, avec des conditions d’attribution parfois complexes (ressources financières, nombre d’enfants, etc.). Elles changent régulièrement, à tel point qu’il est souvent nécessaire de se faire aider par un tiers comme SOLIHA pour les calculer.

Cette analyse peut déboucher sur une déception : la copropriété est finalement éligible à peu d’aides...

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Un véritable “fond de prévoyance”, comme au Canada

Il est ainsi clair que les aides ne suffisent pas.

Les études montrent que les copropriétaires citadins restent en moyenne 8 ans dans leur logement. Ils ont donc tendance à repousser les travaux, pour les laisser à la charge des prochains propriétaires.

Or la copropriété doit maintenir son bien en l’état, éviter d’accumuler une “dette de travaux” impossible à remédier.

On a de véritables drames humains dans les copropriétés qui sont en train de pourrir par déficit d’entretien, de fond de prévoyance et de connaissance.” Yves Joli-Coeur, Avocat au Québec.

Ainsi la négligence peut mener jusqu’à la destruction d’un immeuble devenu dangereux et insalubre.

Pour éviter ce genre de situation, chaque copropriétaire Québécois doit épargner, tous les ans, au moins 5 % de la contribution aux charges communes des copropriétaires.

Certains copropriétaires Québécois créent un fond de prévoyance, calculé selon la durée de vie restante des lots de la copropriété (toiture, façade, vitrages, etc.), afin d’être capable de faire face de manière rationnelle au vieillissement de l’immeuble.

Il serait souhaitable que nos copropriétaires hexagonaux raisonnent de la même manière, pour mener à bien une rénovation énergétique indispensable.

Guillaume Plouin

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